Présentation des collaboratrices et des collaborateurs

Directrice du projet

Marie-Christine Pioffet est professeure titulaire au Collège universitaire Glendon de Toronto. Ses travaux portent principalement sur les textes de la Nouvelle-France et la littérature française du dix-septième siècle. Elle a publié quatorze ouvrages de même qu’une centaine d’articles scientifiques. Elle a dirigé un projet de recherche sur les dialogues franco-autochtones dans les relations de voyage en Amérique, subventionné par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (2018-2023). Son dernier livre, une édition critique de l’Histoire du Canada de Gabriel Sagard, lui a valu le prix Jean-Éthier-Blais de la Fondation Lionel-Groux en octobre 2023. Titulaire d’une chaire de recherche de l’Université York sur les rapports franco-autochtones dans les Amériques, elle est aussi membre de la Société royale du Canada.

Collaboratrices et collaborateurs

Marianne Guernet est doctorante au département d’Études francophones du Collège universitaire Glendon, Université York. Diplômée de deux masters en Histoire des sciences et en Histoire de l’art moderne, sa thèse de doctorat s’intitule « À l’ombre des Amériques en fleurs : Représenter la flore du Nouveau Monde en France au Siècle des Lumières (1693-1804) », sous la direction du professeur Swann Paradis. Lauréate du concours des bourses de doctorat du Conseil de recherche en sciences humaines (CRSH), Marianne Guernet est aussi assistante de recherche de Marie-Christine Pioffet, dans le cadre du projet intitulé : « Le théâtre du Nouveau Monde : les dialogues dans les récits issus de la colonisation française de l’Amérique (XVIe-XVIIIe siècles) ».

Peter Murvai a obtenu un doctorat en Lettres de l’Université York avec une thèse sur la représentation de la nature dans l’utopie française de l’époque louis-quatorzienne. À présent, il travaille sur la question des rapports entre religion et politique dans les utopies des XVIIe et XVIIIe siècles. Il a publié plusieurs articles portant sur l’analyse textuelle de discours, les utopies, les récits de voyage et la littérature des XVIIe et XXe siècles.

Madeleine Savart a été formée en littérature française et en histoire de la philosophie à l’ENS de Lyon. Elle réfléchit aux enjeux littéraires, linguistiques, philosophiques et socio-politiques qui informent les représentations des langues au XVIIe siècle. Après avoir travaillé sur l’œuvre romanesque de Cyrano de Bergerac, elle a été reçue à l’agrégation de lettres modernes (2018) et a obtenu un doctorat en littérature de langue française à l’Université Jean-Monnet (France) et à l’Université de Montréal (Canada). Elle s’intéresse aux représentations des langues étrangères et imaginaires dans les récits de voyages du XVIIe siècle et à la place de cette altérité linguistique dans l’imaginaire langagier français. Elle a contribué à plusieurs ouvrages collectifs et a publié des articles dans les revues suivantes : Papers on French Seventeenth Century Literature@nalyses : revue de littératures franco-canadiennes et québécoise et XVIIe Siècle. Au sein de la chaire, Madeleine est en charge de la transcription de plusieurs textes.

Matthieu Tardif est candidat au doctorat à l’Université de Montréal sous la direction de Thomas Wien. Il rédige actuellement une thèse portant sur les rapports de production induits par la traite des fourrures au Canada sous le régime français (XVIIe-XVIIIe siècles). Son objectif est de mieux comprendre comment ce commerce provoque l’émergence d’un rapport capital-travail qui s’inscrit dans la dynamique plus large de la formation du capitalisme à l’époque moderne. Ce projet se situe dans la continuité de recherches entamées lors d’un master d’histoire effectué à l’Université d’Avignon et à l’Université de Montréal. Matthieu Tardif est par ailleurs assistant de recherche de Marie-Christine Pioffet depuis septembre 2023.

Dana Vuckovic a soutenu, sous la direction de Marie-Christine Aubin, un mémoire qui s’intitule La perception de la folie dans Adieu de Balzac, Thérèse Raquin de Zola et leurs adaptations cinématographiques ou théâtrales. Elle a fait ses études de premier cycle à Glendon et a obtenu un baccalauréat ès arts international en études françaises et hispaniques avec une mention très honorable. Elle est membre de plusieurs organisations dont quelques-unes comprennent : l’ACEF (Association canadienne des Études Francophones du XIXe siècle), Golden Key International Honour Society et GSRN (Girls Studies Research Network) à l’Université York.

Ulrich Tete Benissan a également contribué au projet durant l’année universitaire 2018-2019. En 2019, il a soutenu sa thèse de doctorat à l’Université York. Celle-ci s’intitule Altérité du dedans, altérité du dehors des Noirs: Gérard Étienne, Ahmadou Kourouma, James Baldwin.